Le week-end dernier, la tempête Austen a frappé le littoral nord, provoquant d’importants dégâts. Pendant ce temps, à Calais et dans ses environs, au moins 1 000 personnes en exil sont restées à la rue, privées de protection face à des conditions météorologiques dangereuses.
Pourtant, l’urgence avait été signalée.
Le jeudi 22 octobre, L’Auberge des Migrants, et d’autres associations ont adressé une demande urgente de mise à l’abri des personnes sans domicile à Calais à :
- La Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) ;
- L’adjoint aux solidarités de la mairie ;
- La maire de Calais ;
- Ainsi qu’à la sous-préfecture.
A ce jour, cette demande est restée sans réponse.
Pourtant, les autorités disposent de leviers d’action et de la capacité d’agir :
- La mairie peut mobiliser des solutions d’hébergement d’urgence, notamment en ouvrant des gymnases et en procédant à la réquisition de logements vacants ;
- La préfecture peut déclencher le plan Grand Froid afin de renforcer les dispositifs de mise à l’abri des personnes sans domicile.
Nous refusons que des personnes soient laissées à la rue au mépris de leur sécurité et de leur santé.
Face à cette urgence, le silence, la passivité et l’inaction de ceux qui disposent de la capacité d’agir sont inacceptables. Elles témoignent d’un mépris profond pour les personnes exilées, leur dignité et leur droit à la protection.
Ils ignorent les alertes des associations qui, sur le terrain, tentent de pallier les défaillances de la prise en charge institutionnelle.
L’urgence humaine exige des actes, pas du mépris.
Lire la correspondance adressée aux autorités ci-dessous :



